22 février 2010
City trip à l’appel … Premier WE de décembre: Porto
Et on continue les city trips…ce WE nous allons à Porto. Départ à 5h du matin, Pontevedra dort encore, enveloppée dans son brouillard matinal… brouillard qui nous suivra jusqu'à Porto, le maudit. Le train nous emmène à travers les champs enneigés, à travers les collines, le long de la mer… mais comme il y avait du brouillard, hé bin j’ai rien vu, na !
4h plus tard,
la journée ne fait que commencer, les portugais en sont déjà à leur troisième
café serré de la journée et nous arrivons dans le centre de la ville. Un timide
rayon de soleil nous accueille mais laisse vite place à la pluie.
On laisse nos
sacs à l’auberge de jeunesse et on file dans le centre, pas une minute à
perdre, nous avons vu pleins de choses à voir sur internet.
Notre visite
commence par un point de vue sur la ville. Le pont de Gustave Eiffel – hé non, il n’a pas construit que la Tour Eiffel- se dresse à quelques centaines de mètres de nous, majestueux dans
son costume bleu roi. Les vieilles maisons aux façades carrelées dévalent la
colline jusqu’au Douro. Sur la berge d’en face, les fabriques de porto se
succèdent, Sandeman par ci, Sandeman par là. Devinez
qui a le monopole ?
Le paysage est
parsemé d’affiches ventant les mérites de telle ou telle fabrique d’alcool.
Notre visite continue dans le centre, toujours sous la pluie. Une église par ci, une jolie maison par là, un café entre les deux !
Nous commençons notre après-midi à la librairie Lello, un joyau
architectural d’art nouveau ! Tellement beau que nous y sommes bien
restées une heure. Elke au rayon « English books for children », Ilse
au rayon « Videoart » et moi j’erre entre « Fashion from the
20’s » et « Contemporal Architects » Mais regardez plutôt les photos, la beauté de ce lieu ne
s’explique pas mais se contemple… (voir galerie photos)
Silvia, notre responsable Erasmus à l’école nous avait renseigné une adresse de café des artistes qu’il ne fallait rater sous aucun prétexte. C’est donc en cette fin d’après-midi pluvieuse que nous décidons d’aller nous réchauffer dans ce lieu huppé. En entrant, je pense tout de suite aux brasseries parisiennes. Hauts plafonds, grands miroirs aux murs, sculptures des dieux grecs supportant le plafond, moulures dorées au bar… et exposition de peinture au sous-sol. Un piano à queue dans le fond de la salle joue des reprises jazzy. Ilse est aux anges, elle se sent très portugaise, assise dans ce café des artistes avec son verre de porto. Elle scrute la salle à la recherche de quelque artiste en vogue…pas de chance pour cette fois, pas de célébrité à l’horizon.
Le lendemain, notre journée commence par une petite heure de marche, armées de nos bottes et parapluies. Pas question de se faire tremper aujourd’hui ! Au bout de l’interminable avenue grise et abandonnée, la colonne dédiée aux morts de Je-ne-sais-plus-quelle-guerre, le musée d’art contemporain et la maison de la musique. Nous assistons à un concert de musique classique sur le temps de midi. Fantastique ! Une petite heure de relaxation en musique. Nous passons l’après-midi au musée d’art contemporain et la soirée au cinéma. Cinéma qui se trouve au quatrième étage d’un centre commercial. Vous imaginez ? 4-étages-de-shopping ! Bon, évidemment, à 20h00, tout était fermé…
Dimanche, dernier petit jour, nous traversons le pont d’Eiffel pour nous
balader le long des quais et des usines de porto. L’animation qui règne ici est
plus touristique. Les pingouins qui se tiennent à l’entrée des entrepôts nous
invitent à venir déguster tel ou tel porto, et pour la modique somme de 25€ -rhaaaaaaaaaaaaaaaaaa, je m’étrangle- on a le droit d’entrer faire un
tour dans la fabrique et de ne pas prendre de photos. Et puis quoi encore ?
Un café serré et zou, direction la gare pour le retour à Pontevedra.
21 janvier 2010
De vendredi 27 à dimanche 29 novembre : Salamanque
Pour continuer
sur ma bonne lancée de far niente de cette semaine et/ou pour me donner un
avant-goût des vacances,
Elke et moi partons visiter Salamanque pour le WE. Génial ! Le
soleil est venu avec nous depuis Pontevedra. La ville est
lumineuse, les
bâtiments sont tous construits en pierre blanche et le soleil s’y reflète à
merveille. Nous restons scotchées face
à
la cathédrale de Salamanque… Un joyau
architectural en plein centre de la ville piétonne. Une partie nouvelle mange
littéralement la partie ancienne de la cathédrale. Le travail est tellement
bien fait qu’il nous a fallu tout le WE pour nous rendre compte que la
cathédrale qui nous émerveillait tant sont en fait 2 cathédrales incrustées
l’une dans l’autre. Juste à côté, la plus vieille université d’Europe avec sa
grenouille – devenue symbole de la ville- gravée sur la façade. Un peu beaucoup
effacée par le temps, certes, mais attirant les foules de touristes.
Mis à part ces
2 bâtiments, des églises à chaque coin de rue, un petit cloître intimiste, des
rues qui sentent bon le
printemps, une grand place typique espagnole et un béguinage
encore en fonction avec ses sœurs qui fabriquent des biscuits artisanaux. Je
vous recommande chaudement cette jolie petite ville qui se visite facilement en
2 jours !
Jeudi 26 novembre, défilé de mode
Les cours de Berto se sont terminés hier, ma
journée se passe donc dans le calme, attendant avec impatience le défilé de ce
soir. Les étudiants de mode font leur show ce soir et j’ai reçu des places pour
y assister.
J’y vais avec Elke, elle
aussi est curieuse de voir ce que va donner le défilé. Quand nous arrivons, à
20h15, la salle est bondée, les VIP - entendez par là journalistes de toute l'Espagne et d'Europe, stylistes, professionnels de la mode, ect- sont déjà installées au premier rang et le
bon peuple bavarde bruyamment derrière.
Les flashs des appareil-photos de
Papa/Maman crépitent dès la première entrée en scène. La musique transe nous
inonde les oreilles et le jeu de lumière nous éblouit –au premier sens du
terme. :-)
Mes yeux de
styliste avertie, humhum mon cou gonfle là, détectent la moindre petite erreur,
le moindre petit fil qui dépasse, la moindre trace de doigt ou de fer à
repasser. Je n’ai pas profité à fond du spectacle donc, mais je peux dire que
j’ai vu de très belles pièces, surtout dans les chapeaux. Malheureusement, mes photos sont floues et ne
rendent rien du défilé.
15 janvier 2010
Je m'y remts bientot, promis
Hééééééé bin, voila un blog bien abandonné... je m'y remets bientôt, promis :-)
11 décembre 2009
Lundi, mardi, mercredi : cours avec une star.
J1 : Oui
enfin, une star, dans son domaine quoi. Cette semaine, les cours sont suspendus
et remplacés par un atelier de 3 jours sur l’illustration de mode avec Berto
Martinez (la star). Ce gars est un crack en illustration, tellement connu que
les gens s’indignent que je ne le connaisse ni d’Eve ni d’Adam et qu’une
journaliste de « La Voz de Galicia » est venue l’interviewer. J’y (ré)apprends des techniques basiques
(aquarelle, collage, encre de chine, crayon, …).
J2 : Berto est arrivé avec le journal ce matin,
et devinez quoi ? Je suis dans le journaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal ! J
Bon ok, c’est
la page 16 du 4ème livret mais c’est juste en face de la page avec les
résultats de foot.
Bon ok, j’ai
l’air d’un petit paquet qui s’ennuie à mourir sur sa chaise mais l’apparence
est trompeuse, j’arrêtais pas de sourire pourtant.
Et bon ok,
l’article traite pas de moi mais… JE SUIS DANS LE JOURNAAAAAAAAL !
J3 : je progresse à vue d’œil ! Youpie ! Je vous montre mon plus joli dessin, un mélange d’aquarelle et de crayon.
02 décembre 2009
Samedi 21 novembre, visite de La Corogne
7h00 du matin, Alexis m’appelle de Finlande pour
vérifier que je suis bien réveillée… c’est que 7h00 du matin, j’y suis plus
habituée depuis longtemps. J’ouvre le volet de ma chambre, la rue est déserte,
il fait encore noir et … il pleut. Une fois de plus.
A 8h00, je me
rends seule au point de rendez-vous, Ilse étant rentrée en Hollande pour
enterrer son grand-père. Ca fait bien longtemps que je n’ai plus vu le groupe
Erasmus et je le ressens. Une moitié des étudiants ne sait pas qui je suis et
l’autre moitié ne sait pas quoi me dire. Dans le car, je décide de m’asseoir à
côté d’une étudiante du campus de Vigo. Elle s’appelle Elena et vient de
Suisse. Elle parle parfaitement espagnol car elle étudie les langues et … sa
maman est originaire de Galice. Forcément, ça aide.
Après 2 heures
de trajet (et de papotage intensif avec Elena), le bus quitte l’autoroute et
tournent dans les rues étroites de Coruña. Pour commencer la journée, nous
visitons la tour d’Hercule, dernier phare à l’architecture romane encore en
action de nos jours. Les rafales de vent s’engouffrent dans le micro de la
guide, les parapluies se retournent, les cheveux s’emmêlent, les jupes….vous
imaginez, non ?
La scène est plutôt amusante. Entre les garçons du fond qui s’amusent à
tester la force du vent, les italiennes qui n’ont que 2 mains pour tenir les
cheveux, la jupe, le sac à main, le parapluie, l’écharpe et les lunettes de
soleil (parce que oui, même quand il fait moche dehors, les lunettes de soleil,
c’est fashion !) et les étudiants attentifs qui essayent de comprendre ce
que dit la guide à travers le bonnet et le capuchon. Malgré toutes les
nationalités, tout le monde a l’air de comprendre la guide, en route pour le
panorama en haut de la tour donc !
400 et des
marches, j’ai perdu le fil… le minuscule escalier en colimaçon sert à monter et
à descendre. Après la 100ème marche, les écharpes se dénouent, après la 200ème, les vestes
s’enlèvent, après la 300ème, on pense à enlever le pull et après la
400ème, on remet tout en vitesse car le point de vue est à
l’extérieur. J Et non, pas de
strip-tease intégral !
D’un côté, vue sur la mer et sur la côte de Coruña,
de l’autre, vue sur la ville et ses buildings. Bouaaaaaah, que c’est grand, que
c’est animé, je veux déménager ici !
Le temps de redescendre du phare, la pluie,
le vent, le froid et le brouillard se sont intensifiés. « Pas la peine de
continuer les visites », nous dit la responsable du groupe. Carte blanche
jusqu’à 18h00… Si j’avais su, je ne serais venue qu’en
mai. La guide nous propose
tout de même de nous montrer la Plaza Maria Pita (la « Jeanne » de
Coruña) et ses alentours.
Je passe donc mon après-midi avec Sofia une
portugaise qui étudie les langues et Elvin, un nicaraguayen qui vient faire un
master. Nous arpentons la ville, à la recherche d’un truc à faire… la plupart
des musées sont fermés ou trop loin que pour y accéder. Nous tombons sur une
cascade de 10 mètres de haut en pleine ville ! Un peu plus loin, un parc.
Un toit en coupole au centre nous interpelle, c’est le musée des sciences…
ouvert, youpie !
Un écran
calorifique nous retient un peu trop, il est temps de retourner doucement vers
le point de rendez-vous. Un petit rayon de soleil éclaire la place Maria Pita,
sortons les appareils, c’est le moment, c’est l’instant !
18h15, je m’installe dans le bus, juste à
temps pour éviter la pluie.
19 novembre 2009
Anaïs s'amuse...

Anaïs s'amuse avec les vêtements à 1€, son appareil photo et les principes Photoshop vu au cours précédent!
Maman, tu peux voir l'association demandée (chemise meringue - pull jaune) mais c'est pas du plus bel effet.
Pour les curieux, aujourd'hui j'étais habillée comme sur la troisième série de photos et les filles de ma classe ont dit que c'était beau, nananèreuh!
16 novembre 2009
King James
Je me suis mise à la peinture... bin oui, il faut bien que j'occupe mes matinées. Et voici King James... il est pas beau mon prince???
cliquez sur la photo pour l'afficher en grand, il est plus joli...
Samedi 14 novembre, 1€ + 1 amie = 2 marchés + 2 turrón :
Cet après-midi, Maria la Canarienne et moi allons à Marín. Là-bas, il y a un magasin de vêtements où tout est à 1€. Incroyable ! Aina ma colloc’ m’avait prévenu qu’il faudrait que je fouille, Maria m’avait prévenu qu’il y avait des choses intéressantes et d’autres qui étaient bonnes pour la poubelle. Juste avant de rentrer dans le magasin, elle me précise encore de ne pas déranger les vêtement, parce que la vendeuse ne serait pas contente… je monte la marche du perron et haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, il est où l’ordre, c’est le boxon intégral ! Des caisses de bananes remplies de fringues s’empilent dans un coin, des vêtements enfants s’intercalent entre les pantalons de costumes hommes, pas moyen de trouver la deuxième chaussure de la paire, les ceintures et cravates pendent au plafond, par manque de place sur les tringles… tringles qui manquent de s’écrouler sous le poids. Dans une « allée », j’entends un petit bruit d’animal, on dirait une souris… s’il y a une souris ici, c’est peine perdue, impossible de l’attraper. Je tourne dans l’allée des meringue (J’entends par là les robes de communion blanches à froufrous qui font ressembler à une pâtisserie). J’entends à nouveau la souris. Je cherche dans les jupes et je tombe nez à nez avec ma « souris »… verte ! Un petit bec crochu, des plumes jaunes sur la queue et enfermée dans une cage. Une perruche Anaïs, pas une souris !
Après 45
minutes de fouilles archéologiques, je déniche un pantalon de costume homme
tout à fait à taille, un blaser que je compte bien customiser un peu, un gilet
hyper mode jaune et gris rayé, un joli petit chemisier au col meringué et un
vêtement indescriptible mais pour un euro… on s’en fiche.
En sortant de la boutique, il fait noir et froid. On décide d’aller boire une boisson chaude au petit marché de la place principale qu’on a vu en arrivant. Le petit marché est plutôt une foire en fait, où plusieurs pays nous font découvrir leurs spécialités culinaires et danses folkloriques. Un thé à la menthe et une assiette de lukums plus tard, on reprend le bus pour Pontevedra. Durant le trajet, nous parlons des fêtes de nos pays. Maria s’indigne quand je lui dis qu’un magasin de déguisements dans ma rue a déjà mis les costumes des rois mages en vitrine. Beauuuuuucoup trop tôt !
En rentrant,
elle me laisse 5 minutes à l’entrée du supermarché Froiz et court sous la
pluie. Elle revient toute souriante avec un petit sachet plastique, duquel elle
sort 2 turróns pour moi. Bon, le dictionnaire traduit turrón comme « n.m.
Touron. (confiserie de Noël semblable au nougat). » Mais moi je dis que l’assortiment
est beaucoup plus large que le nougat ! En entrant dans le Froiz, on va
voir le rayon turrón et c’est une allée complète de confiseries qui est déjà
installée pour Noël. Chocolat aux amandes, amandes enrobées de chocolat, cake
aux fruits confis, massepain aux amandes, massepain au chocolat, cacahuètes
enrobées d’une pâte blanche et enfermées entre deux galettes et j’en passe…
tout s’appelant tourrón. Je déguste une de mes 2 confiseries. C’est une pâte d’amandes hyper friable, roulée dans
du sucre impalpable.
De retour dans le centre, un autre marché nous attend, cette fois, que des spécialités galiciennes. Musique, jambonneau, fromage, likor café (pas besoin de traduction je suppose). Likor café, je connaissais déjà, Jimena m’avait déjà fait goûter, je ne suis pas une grande fan. C’est assez écœurant. Mais sur le marché il y a aussi les variantes : likor jamaicana et likor chocolat-cerise. Plus loin, je goûte un fruit à la texture d’une poire et au goût entre le kiwi et le citron. Délicieux.
Un autre avis
de tempête s’annonce, il est temps de rentrer.
Vendredi 13 novembre, avis de tempête !
Vendredi, fin
de semaine, fin des cours, rien de tel qu’une bonne pizza de la pizzeria pour
bien commencer le WE… sauf qu’il faut la mériter la pizza ! C’est avis de
tempête ce soir, je n’ai jamais vu un climat pareil, même en Belgique. Le vent
souffle et siffle entre les buildings de la rue. Les arbres se plient, les
parapluies se retournent, les jupes se soulèvent (c’est mon cas), les réverbères
menacent de se renverser… La pluie est violente et ardue. En 5minutes, les
égouts furent remplis, transformant la Calle Loureiro Crespo en une véritable
piscine (le l’eau jusqu’aux chevilles quand même ! Les voitures ne savent
plus par où aller, les piétons se réfugient dans les halls de banques, sous les
porches, et les quelques courageux téméraires s’agrippent à leurs parapluies de
compétition et tracent leur route. Au
milieu de tout ça, Elke et moi, courant sous la pluie, rigolant à en perdre
haleine et … trempées jusqu’à la petite culotte. On l’a
eue notre pizza.
Et pour
terminer ce post, BON ANNIVERSAIRE PAPY ! :-)
07 novembre 2009
gnonrgf
Gnonrgf... pas eu mon après-midi shopping à 1€!
Maria paye des couturières pour réaliser sa collection et devait aller régler un problème avec elles aujourd'hui à Santiago... et évidemment, ce n'est pas tout à fait un magasin, disons plutôt un entrepôt sans enseigne si j'ai bien compris (j'ai toujours du mal avec l'accent de ma gentille copine) et elle ne connaissais pas l'adresse par coeur. On remet ça à un autre jour...
06 novembre 2009
Pas encore dit
Je vous ai pas encore dit MERCI pour vos messages laissés sur le blog, ils me font toujours autant plaisir.
Mention spéciale à Martinette et Juju qui ne doivent pas etre loin des 100 messages... ;-)
Malheureusement, je ne peux pas répondre à tout, mon temps sur internet étant compté.
Gros bizzzoos à tous ceux qui verront ce message
A bientôt
A.
Jeudi 5 novembre, un heureux événement
Le jeudi, j’ai
cours de dessin sur ordinateur avec Cristina (il est tout à fait courrant de
tutoyer les profs et de les appeler par leur prénom ici)…je n’aime pas beaucoup
Cristina. Elle parle vite et mal, malgré qu’elle sache pertinemment que j’ai du
mal à comprendre. C’est une jeune femme – enceinte – fermée et acariâtre. Elle
n’aime pas les gens et les gens ne l’aime pas. Personne n’est parfait. Et cette
semaine, pas de Cristina ! Ni les semaines qui vont suivre d’ailleurs,
elle est partie en congé de maternité. J’avais déjà fait mes calculs mais je ne
m’attendais pas à ce que son congé tombe maintenant…tant mieux.
A la place,
c’est Patricia qui reprend son cours. Elle est jeune, sympa, parle bien et je
comprend presque tout. C’est décidé, je l’aime celle-là ! Pendant la
pause, elle me réexplique volontiers la matière que je n’ai pas bien comprise –
contrairement à Cristina qui le faisait avec des pieds de plombs, ou pire,
refilait le boulot à une autre étudiante.
La semaine recommence
Cool, la
semaine recommence et je suis contente d’aller au cours. Maria la Canarienne
qui est en cours de 3° avec moi me parle de plus en plus. Elle est vraiment
chouette ! Elle me propose même une sortie pour samedi prochain ; un
magasin de fringues où tout est à 1€… Même pas besoin de consulter mon agenda,
évidemment que je viens !
WE pourri...
Pffffffft, je
me lève, il pleut. Je déjeune, il pleut. Je travaille, il pleut. Mais quelle
météo pourrie ! On peut même pas aller se promener avec un temps pareil.
Je dîne, il pleut.
16h, ha je n’entends plus la pluie, j’en profite pour foncer jusqu’au Carrefour pour acheter un petit bureau à 30€. Parce que étudier sur mon lit, ça va finir par me déformer la colonne vertébrale… En sortant avec mon paquet à bout de bras, j’arrive à traverser le pont (200m) avant de faire une halte. Zut, mes cours de spinning ne font travailler que les jambes…
Un gars un peu plus loin me regarde avec un air compatissant. Je reprends ma route, lui aussi. 500m plus loin (j’ai fait des progrès, à ce rythme là je serai vers 19h chez moi), deuxième halte. Le même gars s’est arrêté aussi. Je doit être rouge comme une tomate et décoiffée car il me prend en pitié et me propose de porter mon bureau jusqu’à mon appart. « Mais ce n’est pas lourd, je t’assure » me répond-il alors que je lui demande toute gênée s’il ne veut pas que je reprenne mon bureau. J’ai affaire à Hulk…
Résultat des
courses :
Un bureau tout
beau, tout neuf : 29,90€
Livraison à
domicile : gratuite
Montage du kit : après 10 minutes d’étude du plan, vous y arriverez !
Pas besoin de mon graduat en bac à sable, c’est la même chose que chez Ikéa.
Dimanche,
rebelotte. Je me lève, il pleut, je déjeune, il pleut, je travaille, il pleut,
je travaille encore, il peut toujours.
Fin de journée,
je reçois un message de Elke. Elle s’ennuie aussi à son appart et veut savoir
si je fais quelque chose. Je lui propose une nouvelle exposition de peinture et
sculpture dans le centre. 2 minuscules salles, mais c’est bien. Les artistes
exposés ce mois-ci sont de parfaits inconnus mais les techniques qu’ils ont utilisés
sont intéressantes. Il y en a un que j’ai particulièrement apprécié. Il dessine
au bic si bien qu’on dirait des photos !











